À l'ombre du colosse...

Je sais pas si vous êtes comme moi, mais, moi qui n'ai pas de PS3, ça ma donné envie d'en avoir un quand j'ai entendu certaines rumeurs au courant du mois. Apparemment, c'est possible que peut-être si on est chanceux, Ico et Shadow of the Colossus seraient éventuellement possiblement disponibles en HD sur le Playstation Network (peut-être). Bon, je sais pas à quelle point la source est fiable ou pas, mais si j'étais Sony, je m'arrangerais pour que ça devienne vrai relativement vite. Pour ceux qui ont jamais joué, Ico c'est comme Tomb Raider mais en plus EXCELLENT et SotC, c'est la même chose sauf que les temples à escalader c'est des colosses géants qu'il faut poursvuivre avec un cheval et assassiner sauvagement (c'est pas une blague) avec une toute petite épée magique. Ah, et ceux qui ont déjà joué vont probablement trouver que ma description rend aucunement justice à toute la majesté de la série.

En attendant, vous pouvez toujours exécuter cruellement des colosses dans Hold Me Closer, Giant Dancer. Ce "demake" audacieux permet de reproduire l'expérience avec (quand même) une certaine exactitude malgré que certains éléments ont été sacrifiés (et je parle pas juste de la résolution d'écran). MAIS, le plus fascinant c'est que vous pouvez créer vos propres colosses avec MSPaint !

5 réflexions au sujet de “À l'ombre du colosse...”

  1. As-tu joué à Heir? Tu dois savoir de quoi je parle (publié sur IndieGames et compagnie), mais c'est quand même nice comment il transpose le design en 2D. L'inspiration est CLAIRE (borderline plagiat), mais ça se démarque quand même d'une coupe de façons et ce qu'il fait avec la GROSSEUR des bébittes est assez réussi. La longueur est bonne aussi (trois tableaux). C'est simplement dommage que mon ordi ait de la difficulté à runner les jeux Flash un peu plus "pesants" comme celui-là.

    J'avais voulu jouer à Hold Me Closer quand il était sorti, mais je pense que j'avais des problèmes techniques. Oh well, je l'ai sûrement qui traîne encore quelque part ; )

    (J'aime bien comment tu soulignes ABONDAMMENT le degré de "possibilité" des rééditions. On se croise effectivement les doigts, mais personnellement je serai convaincu de la "nécessité" d'un remake de Colossus en HD quand je l'aurai devant moi.)

    Répondre
  2. «ceux qui ont déjà joué vont probablement trouver que ma description rend aucunement justice à toute la majesté de la série»
    Au contraire Séb, je trouve que oui. C'est vrai que c'est un peu barbare quand on attaque les colosses. Ils sont habituellement assez paisible dans leur environnement quand on arrive pour leur péter la gueule.

    Répondre
  3. Je suis toujours un peu réticent quand il est question de l'« innocence » des colosses. Avant de jouer pour la première fois, j'avais tellement entendu parler du « regret » que j'étais censé éprouver en assassinant les créatures que je n'ai pas pu m'empêcher d'être... colossalement déçu (lol). C'est vrai que certains ne font rien d'autre que tourner en rond ou attendre paisiblement que les siècles passent, mais d'autres font preuve de tellement d'agressivité, fonçant tête première sans crier gare ou démolissant des murs, qu'il n'y a pas vraiment de place à la culpabilité (du moins PENDANT le combat). Le tout dernier en particulier, perché ferme sur son socle et balançant des éclairs, ne m'inspire personnellement AUCUNE pitié, et je trouve ça un peu étrange qu'ils ne l'aient pas fait un peu plus ambigu. Je ne dis pas que cette interprétation est complètement fausse ; je crois juste qu'il serait plus intéressant d'y aller cas par cas et d'observer les différences entre les caractérisations des colosses, plutôt que de généraliser un peu facilement.

    Là où je suis d'accord, c'est concernant la violence incroyable des affrontements. Le sens du contraste, entre la furie et l'immobilité, le silence et la cacophonie, c'est ça qui lui donne un poids dramatique relativement inégalé. C'est aussi la seule vraie « histoire » qui compte ; la lutte du héros, qui est tout sauf banale.

    Répondre
  4. Ah vois-tu, moi c'est le contraire. Je ne savais pas grand chose sur le jeu à part qu'il était beau et que les colosses étaient vraiment gros. J'ai tout de suite accroché à l'histoire et aux cinématiques qui réussissaient vraiment à faire état du temps qui passe. Par contre, pour ce qui est de la pitié, ça m'a pris au moins 2-3 colosses avant de le réaliser. Au début, pour le premier colosse, j'étais surtout fier d'avoir réussi à péter la gueule à une aussi grosse patente. Ensuite, j'ai surtout eu peur des espèces de rayons noirs qui rentre dans l'avatar. Ça me faisait peur et j'essayais de les éviter même si je me doutais que c'était impossible. Ce n'est que par la suite que j'ai commencé à réalisé que... c'était peut-être pas très gentil ce que j'étais en train de faire là. J'ai compris que le jeu essayais de nous faire sentir mal pour nos actions. Mais c'était très mineur. Je n'y ai pas porté une très grande attention. Je me concentrait sur d'autres points du jeu.

    Répondre
  5. Ton commentaire sur les rayons noirs me fait penser à cette analyse longue et très précise qui m'avait donné envie de refaire le jeu au plus vite. Il insiste sur ce point en développant son argument de l'« interactivité futile ».

    http://www.etc.cmu.edu/etcpress/content/shadow-colossus-nick-fortugno

    Je te conseille aussi les autres articles du recueil. Je ne les ai pas encore tous lus, mais ils ont tous l'air très intéressants (même si certains sont un peu trop techniques à mon goût). Je me souviens que celui sur Portal et Passage m'avait vraiment impressionné.

    Répondre

Laisser un commentaire